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L'Association des Parents PANDA Manicouagan a vu le jour en 1997 grâce à cinq parents et au soutien d'un organisateur communautaire du CLSC ainsi qu'à la collaboration des intervenants de la clinique 0-18 ans en santé mentale du Centre hospitalier.

Notre mission:  Regrouper, Soutenir et Informer les parents d'un enfant atteint de TDA/H (trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) et du syndrome Gilles de la Tourette et à les orienter vers des ressources pouvant les aider.

Nous avons aussi comme but de diffuser  l'information relative au TDA/H auprès des intervenants susceptibles d'être en contact avec ces jeunes : enseignants, éducateurs, professionnels de la santé, intervenants de la santé et des milieux de la petite enfance.


TÉMOIGNAGES    Je connais l'organisme Panda depuis longtemps et ai entendu des commentaires positifs les concernant depuis leur tout début. L'an passé, j'ai assisté à plusieurs conférences fort intéressantes et j'ai pu aussi avoir accès à des livres de références sans frais. Cet aspect est bien intéressant car bien souvent, les livres spécialisés sont assez dispendieux et pour moi, pouvoir les explorer avant d'en faire l'achat est un gros plus. Il y en avait pour tous les goûts et pour tous les intéressés. Des livres bien vulgarisés pour les apprentis et des livres plus "techniques" pour les professionnels. J'y ai vu de beaux échanges entre parents et intervenants. De l'information pertinentes, de l'entraide et de l'écoute. Lorsque j'ai eu besoin de pousser plus loin un sujet, l'intervenante n'a pas hésité deux minutes et m'a référé à des sites Internet, des organismes , offert des articles et textes fort pertinents. J'ai aussi trouvé astucieux de donner accès aux parents et ce tout à fait gratuitement aux ateliers-conférences. On le sait l'économie étant ce qu'elle est, le fait que l'organisme rembourse les frais de garde aide les parents et leur permet d'avoir accès à de l'information qui elle, leur donne la possibilité de mieux soutenir leur enfant dans son développement. C'est d'ailleurs un des aspects important de cet organisme, l'accessibilté de l'information et des ressources. Un gros merci à Josée, On se reverra cette année encore ça c'est certain Annie Lebel     


 

Je me nomme Marie  Xxxxxxx, je suis mère de deux enfants âgés respectivement de 11 et 15 ans.

 

Mon fils a été diagnostiqué Hyper actif avec déficit d’attention dès là première année du primaire.  Moi, mon conjoint et les professeurs nous nous questionnions beaucoup à l’époque face aux comportements étranges de  Philippe.  Ce dernier évitait notre regard, grimpait sur les tables, ne tenait pas en place sur sa chaise, se couchait par terre enfoui dans sa bulle, déconnecté de la réalité.  Heureusement, une psychologue a fait un suivi scolaire, à raison d’une heure trente par semaine et ce, durant presque toute sa première année du primaire.  Elle ne croyait pas qu’il s’agissait d’autisme, ce qui nous inquiétait particulièrement, mais plutôt d’hyperactivité.  Et bien entendu, suggérait qu’un médecin lui prescrive du RITALIN.

 

Juste le nom nous donnait des frissons… Jamais de la vie !  Mon Dieu, pas mon fils sur le RITALIN et là, commença ma lutte acharnée contre le personnel éducateur, les intervenants sociaux, mon conjoint n’y échappa pas non plus.  Tous avaient tord.  Mon fils ne prendrait pas de médicaments du genre.  Les produits naturels remplissaient mes armoires, et bien entendu, vidaient mon portefeuille.  J’étais Bornée et j’ai fait vivre l’enfer à bien des gens !

 

J’ai consulté un pédopsychiatre qui, suite à l’étude du dossier, plus que complet, que la psychologue avait fourni, suggéra également la prise de RITALIN et diagnostiqua plus officiellement mon fils d’hyperactif avec déficit d’attention.  Il me mentionna également que mon garçon était à la ligne limite avant que nous puissions parler de «Surdoué ».

 

Je refusais de croire tout ça.  Ils doivent recevoir des ristournes des compagnies pharmaceutiques !  Je demandai donc de consulter un neurologue compte tenu qu’on m’avait laissé comprendre qu’il s’agissait d’un problème neurologique.  Ce fut la goûte qui fit déborder le vase.  Ce spécialiste m’a dit clairement qu’un peu de discipline ne ferait pas de tord à cet enfant. Bref, je suis sortie de son cabinet avec le sentiment profond d’être La Mauvaise Mère avec un fils sans éducation ni discipline qui prenait plaisir à me faire damner.  J’étais en larmes, perdue. 

 

J’ai trouvé pour la première fois l’organisme panda.  Je ne pouvais à ce moment faire à faire avec BC car on m’avait mentionné que les activités étaient en relâche pour je ne sais quelles raisons.  J’avais donc communiqué avec un autre Panda quelque part au Québec et je ne me souviens plus pour quelle raison mais le lundi suivant, Philippe commençait le RITALIN. 

 

Les téléphones de plaintes et de commentaires négatifs de l’école cessèrent la même semaine.  Il ne me restait qu’une chose à régler.  Qui était mon Garçon, celui sous médication, ou celui sans médication.  J’aimais secrètement davantage celui sous médication et ce n’était pas sans culpabilité.

 

...Et encore un appel à Panda.  J’appris que je n’étais pas la seule à préférer mon garçon « drogué » (comme se plaisent à dirent les médias) bien des parents semblent vivrent avec cette culpabilité.  J’apprenais beaucoup lors de ces conversations téléphoniques où je pouvais dire les vraies affaires, que je n’étais pas la seule à avoir eu honte de ce petit ouragan.  Je n’étais pas la seule qui avait quelque peu oublié sa deuxième enfant.  Je n’étais pas la seule à avoir Giflé son petit garçon, à avoir pleuré, à avoir douté de tout et de tout le monde.  J’apprenais que dans d’autre foyer sur cette planète il y avait des gens qui avait 2 hyperactif dans la même famille.  Y’avait pire aussi, certain d’entre-eux étaient des enfants agressifs, violents etc.  J’étais pas la seule à regarder mon petit enfant jouer seul dans la rue et se faire exclure de tous les groupes d’enfants du cartier car beaucoup trop différent.  Je n’étais pas la seule à avoir mal. 

 

Il est vrai que d’apprendre que nous ne sommes pas seule ne règle pas le problème, mais ça permet de partager lors des pires moments.  Lorsque le RITALIN ne fait pas effet car la physionomie de l’enfant s’est modifiée et que tous les mauvais commentaires reviennent et qu’on rechute, croyez moi, ça prend du soutien pour ne pas devenir fou ou encore, pour ne pas démissionner.

 

Bref, nous avons vécu le primaire assez bien finalement en laissant comme impression finale de son passage à la p’tite école que cet enfant était différent mais extrêmement intelligent et à sa façon, très attachant..

 

Est venu le secondaire. Seigneur Dieu.  Je ne pourrais vous décrire.  Rejet par les adolescents c’est méchant, mon fils pleurant seul, sans amis, exclu du groupe.  Se faisant bousculer par des ados plus grands, plus forts et plus populaires ;  N’ayant pas assimiler les habilités sociales de la petite enfance, il était maladroit et méfiant.  Il faisait bien entendu des choses étranges.  Au 3e secondaire, Le Psychiatre lui suggéra une hospitalisation à Québec.  Hôpital du Sacré Cœur.  HOPITAL PSYCHIATRIQUE.  Il avait 14 ans !

 

Comment puis-je vous exprimer la déception d’une mère qui s’est fait dire durant plus de 5 ans, que lorsque son p’tit garçon aurait 14 ans, on pourrait voir l’hyper activité diminuer.  Qu’à l’adolescence les choses entreraient dans l’ordre peu à peu.  S’était utopique de croire ces choses.  Je m’étais accroché à ce rêve comme à une bouée de sauvetage.  Je ne peux vous expliquer la déception, la peur de l’avenir, je ne parvenais pas à mettre des mots sur toutes ces émotions.

 

Qui pouvait bien connaître l’hôpital du Sacré Cœur à Québec ? Ce n’est pas à Xxxxxxxxxxxxx que je trouverais une référence !

 

Et bien, je me suis tournée vers Panda cette fois secteur Manicouagan.  Voilà, j’ai fait la Ciber-connaissance de madame Diane Dugas. 

 

Je ne sais par quels mots, mais cette femme a fait ce qu’aucun médecin n’avait fait auparavant.  Elle m’a redonné confiance en l’avenir de mon fils.  Elle m’a conduite sur un cheminement personnel et familial qui nous a fait grandir mais surtout comprendre ce que ce petit ange pouvait endurer dans sa tête.  Elle a su me rassurer, m’écouter tout en échangeant.  J’avais à traverser ce pont, j’avais l’impression de porter sur mes épaules mon conjoint, ma fille, mon fils.  J’avais l’impression que les grands parents, oncles et tantes plus près de nous, me tiraient vers l’arrière.  J’étouffais littéralement. Panda a simplement et adroitement éclairé ce pont qui était plongé dans l’obscurité me permettant de le traversé avec cette fois, mon conjoint d’une main, ma fille de l’autre et mon fils nous poussant.  Oncle, tante et grand parent demeurant dans l’obscurité pour un temps. C’est l’image qui décrit le mieux cette période et mes conversations et mes ciber-conversations avec madame Dugas. 

 

D’une hospitalisation qui devait durer 2 semaines, nous sommes passée à une hospitalisation de 2 mois et demie et un diagnostique de Bipolaire, maniaco-obsessif, présentant une immaturité affective et un déficit de l’attention.  Commentaires supplémentaires : Enfant très très intelligent ; bien au dessus de la moyenne.

 

Nous sommes loin de l’hyper activité n’est ce pas ?  Mais pas tant que ça finalement.  J’ai assisté  à des formations sur l’estime de soi des enfants, principalement proposé pour les enfants qui présentaient des symptômes TDAH ;  j’y retrouvais mon fils a tous les niveaux.  Lorsqu’il y a soirée d’information ou de formation proposée,  du genre « aide au devoir et leçon, » je me dis que je vis ça aussi, quotidiennement.  La concentration n’y est pas.  Structurer les pensées et mettre ses idées sur papier, malgré son intelligence, est difficile parfois même impossible.  Ajuster le Lithium, le Risperdal chez un ado en pleine croissance ce n’est pas simple croyez moi. 

 

Sans Panda, je n’aurais pas su qu’il existait de l’aide financière de toute sorte pour mon garçon.  Je ne  l’ai appris que l’an dernier.  Dire que j’aurais pu obtenir cette aide dès sa 2e année.  Grâce à Panda j’ai pu offrir un camp de vacance à mon fils sans exclure ma fille.  Grâce à Panda aussi, mon fils reçoit du soutien sur l’heure du dîner car moi, je reçois une aide $ pour ça.  Il n’y a pas un médecin qui m’avait parlé de ce soutien financier.  Pour voir un spécialiste je dois effectuer un minimum de 260 km aller/retour.  Et tout les frais s’y rattachant.  (Absentéisme, repas voir même hébergement).

 

Il est vrai que la distance qui me sépare des bureaux de Panda et ma vie de tous les jours fait en sorte que je ne puisse pas assister aux réunions mensuelles ou à toute les soirées d'informations aussi intéressantes les unes que les autres mais, malgré tout, je les sais là ;  à porté de mes mains...y’a quelqu’un au bout du fil qui ne juge pas et qui a du temps « gratuit » à m’offrir.  Mon fils va vivre d’autres difficiles moments, je le sais ça.  Idées suicidaires pour ne nommer que celles là.  Mais une chose est certaine, si j’étouffe dans mon ventre ;  si je ne veux pas projeter mes inquiétudes sur mon mari, si j’ai besoin d’aide ou que je m’apprête à démissionner, si je ne veux pas épuiser ma famille ou supporter le jugement de la société, le jugement de l’entourage, je devrais garder tout ça pour moi !  Mais non, je vais prendre mon téléphone, mon courriel ou ma voiture et Panda va écouter, échanger, chercher l’information pour et avec moi.  Panda va me documenter, va me diriger, va m’appuyer. 

 

En terminant, lors de l’AGA Panda 2005 à laquelle j’ai assisté, il a été mentionné que cet organisme était subventionné par Centraide. 

 

Suite à la présentation des états financiers 2004, j’ai été surprise du peu de ressources financières qu’obtenait cet organisme.  Ils font tellement avec le peu qu’ils ont qu’à la seule idée que leur « coffre » soit mieux  nanti, j’imagine jusqu’où l’aide Panda pourrait aller ; Toute la Haute-Côte-Nord pourrait réellement bénéficier de cette organisation si riche.  Augmenter les sous permettrait à encore plus d’intervenants sociaux, tous ceux qui œuvrent dans les municipalités éloignées de Baie-Comeau et qui longent la Haute Côte Nord.  Ces intervenants seraient alors outiller afin d’aider réellement les parents et leur offrir soutient, ces intervenants serait des branches de l’arbre ou niche Panda.  Tous travailleraient dans un but commun soit d’assurer le développement des enfants et la compréhension de la population face à la différence.  C’est utopique de croire ça ?...  Non, pas pour moi.  C’est un besoin de société tout simplement !

 


 

Baie-Comeau le 2 avril 2007

Madame Diane Dugas

Panda Manicouagan

Madame,

La présente est pour vous signifier toute ma gratitude pour le soutien que votre regroupement m’a apporté depuis plusieurs mois.

Je suis maman d’un jeune garçon de 9 ans qui est diagnostiqué TDAH depuis près de 2 ans. Lorsque nous recevons ce diagnostic, même si nous sommes enfin heureux de savoir exactement ce qui ne va pas chez notre enfant, il n’en demeure pas moins que nous sommes également habité par beaucoup d’inquiétudes et de questionnements sur cette nouvelle réalité avec laquelle nous aurons à vivre pour le reste de notre vie et c’est là que vous arrivez tel un ange. En effet, même si le sujet est bien documenté et qu’il est possible d’en apprendre beaucoup dans les livres, rien ne vaut vraiment l’expérience de d’autres parents ayant vécu le tout pour nous supporter. De plus, le fait de pouvoir communiquer avec différents intervenants en lien direct avec cette problématique, est également très apprécié car ces ressources sont souvent difficilement atteignable et le fait d’y arriver si facilement par votre entremise, c’est vraiment un combat de moins. C’est comme une bouffée d’air frais, une bonne tape dans le dos qui te dit : On est là et on peut t’aider. Ça fait vraiment du bien de savoir que nous ne sommes pas seul. C’est un service essentiel, surtout dans le monde actuel où il y a de plus en plus de diagnostics, de plus en plus de percées, de nouvelles techniques, c’est important que vous soyez à l’affût de tout cela pour nous afin que nous puissions prendre les meilleures décisions dans l’intérêt de nos enfants.

Bref, que ce soit par votre support moral, ou par la transmission de connaissances sur le sujet, votre aide est grandement apprécié. Continuez votre bon travail, il ne faut pas lâcher.

Un gros merci


Je ne soulignerai pas assez la pertinence et le professionnalisme de Panda Manicouagan. J'ai eu recours tant à leur conférence qu' à leurs outils (livres généreusement prêtés) . Je suis plus que satisfaite des réponses obtenues par l'organisme, la pertinence de la coordonnatrice mais aussi l'ouverture des membres de Panda et leur générosité dans l'explication et les trucs qu'ils ont essayé m'ont souvent surpris. Vos interventions m'ont aidé tant dans mon rôle de mère que dans ma vie professionnelle où je travaille avec des jeunes familles. Je me trouve chanceuse d'avoir pu profiter de vos services cette année et j'espère en profiter encore l'an prochain.

C

atheline Boucher

Grains de Soleil Côte Nord Inc

coordonatrice éducatrice


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